Le lien entre la défense des zones naturelles et le féminisme par Sarah, d’EELV

Merci à Sarah, d’EELV, d’avoir écrit ce texte sur le lien entre défense de la nature et féminisme, le lien entre oppression de la nature et oppression des femmes et merci pour son soutien !

N’hésitez pas à nous contacter si vous désirez vous exprimer sur le sujet ou tout autre sujet lié à la lutte contre le projet de zone industrielle au Carnet !

 » Le lien entre la défense des zones naturelles et le féminisme ?
Ouh là, pente dangereuse ! Il serait aisé de faire le lien entre une Nature pure et originelle, forcément féminine et sauvage, à protéger contre une Culture patriarcale basée sur le contrôle…
Pour éviter ça, il faut sans doute retourner la question et ne pas poser la question du lien entre les luttes, mais plutôt du lien entre les oppressions.
Car si la différence entre la Nature et la Culture a bien été mise à mal par Philippe Descola, ce lien existe toujours dans la tête des personnes qui veulent artificialiser les terres et contrôler les femmes.


Pour certains, les femmes sont des hystériques, elles ne peuvent contrôler leurs émotions (contrairement aux hommes : il suffit de le constater parmi les supporters de foot médiatique), il faut les canaliser et leur expliquer les vie : comment lutter, contre quoi se battre et contre quoi se taire – et se terre.


Tout comme il faut canaliser les femmes, il faut canaliser la terre, les mauvaises herbes, les pousses folles et l’eau qui déborde. Les zones naturelles ne servent à rien, et les femmes libres ne servent personne.


Et ainsi, l’appropriation des terres est aussi celle des corps. Quand on veut posséder la terre, on veut aussi posséder le corps des femmes. Ce corps qui appartient au père, au frère, au mari doit correspondre aux normes sociales : lisse, sans poil ni herbe, régulier, sans butte ni graisse, fertile pour les autres, blanc évidemment, valide naturellement.
Les terres naturelles et les friches sont vides pour certains. Ils ne voient que du rien quand nous y voyons des sauterelles et des coquelicots. Leurs yeux sont vides de la beauté du monde.


Il s’agit donc d’un lien miroir, un lien par ombre, mais si pour certains la Nature est féminine, nous savons bien que nous, femmes et hommes, sommes la nature qui se défend. »

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